Il était une fois… le Cameroun: 4ème et dernier jour, chez les Douala.

7h30 ! Un ptit dej et on s’en va !

On a beaucoup de route à faire, mais avant on s’arrête chez des artisans locaux pour acheter quelques babioles. La route est longue jusqu’aux chutes d’Ekon Nkam dans le département du littoral.

Finition d'un masque en bronze représentant le roi N'joya roi des bamouns

Finition d’un masque en bronze représentant le roi N’joya roi des bamouns

L'art Bamoun source d'inspiration pour la réalisation de la couverture de ce numéro.

L’art Bamoun source d’inspiration pour la réalisation de la couverture de ce numéro.

12h : Plein les yeux, plein le coeur.

Nous sommes accueillis à la sortie du bus par le chef du village et quelques notables dont des chefs des villages voisins. « Vous êtes ici chez vous », « soyez les bienvenus ». C’est tellement touchant… Une troupe organisée nous conduit sur la piste humide et glissante vers le haut de la chute. Dès que j’en entends le bruit, mon cœur tressaille en ma poitrine. Les feuilles rouges et humides jonchent le sol… ça me fait penser à l’automne. Ça y est, on arrive tout en haut. C’est magnifique, tellement beau que je doute qu’une photo puisse en refléter la pureté. Un défi pour Anthony Rojo, peut-être ? En tout cas, on en a pris plein. La visite reprend par un autre chemin, pour faire face à la chute. On arrive à une clairière fermée et à son entrée en feuille tressée que l’on doit traverser à reculons… c’est la tradition. Et lorsqu’on se retourne… wow. C’est là que nous avons pris l’apéritif… que nous avons offert des magazines à quelques notables… et qu’on nous a promis qu’à notre prochaine visite, on aura droit à la vue d’en bas, au pied des chutes.

On arrive à une clairière fermée et à son entrée en feuille tressée que l’on doit traverser à reculons… c’est la tradition. Et lorsqu’on se retourne… Wow.

On arrive à une clairière fermée et à son entrée en feuille tressée que l’on doit traverser à reculons… c’est la tradition. Et lorsqu’on se retourne… Wow.

Un spectacle ahurissant et incroyablement divertissant, animant la foule avec leurs coups de sifflets auxquels se mêlent les nombreux youyous… paradisiaque. C’est triste de devoir repartir…

Un spectacle ahurissant et incroyablement divertissant, animant la foule avec leurs coups de sifflets auxquels se mêlent les nombreux youyous… paradisiaque. C’est triste de devoir repartir…

Mais bientôt il est temps de reprendre la route. La montée est un peu plus pénible que la descente, lorsque je sors du petit bois, j’ai le souffle coupé. Mais la vue y est pour quelque chose. Les danses des deux groupes (hommes et femmes ont repris de plus belle). L’ambiance est d’une telle effervescence que j’en oublie d’où je suis. Beaucoup d’entre nous vont rejoindre les troupes, contaminés par cette joie débordante et galvanisés par les invitations bienveillantes. Et quand on commence à croire que tout est parfait, un personnage masqué ; effrayant, fait son apparition dans les rangs. Il est précédé d’un homme qui semble le diriger d’un bouquet de lamelles plastiques au bout d’un long bâton. Et tout d’un coup, ils se dirigent droit sur nous. Tout le monde esquive en s’enfuyant. Tout le monde joue le jeu, dans le rôle du peuple apeuré qui fuit le monstre. Cette mise en scène dure quelques minutes, puis le monstre et son guide s’enfoncent dans la forêt. Vous pensez que c’est fini ? Nous aussi on a cru. Mais tout de suite après surgit un autre personnage perché sur de très longues échasses ! Il est bientôt suivi par un autre qui lui est semblable. A leur arrivée, les femmes et les hommes crient et courent dans leurs directions pour les accueillir. Les deux nous offrent un spectacle ahurissant et incroyablement divertissant, animant la foule avec leurs coups de sifflets auxquels se mêlent les nombreux youyous… paradisiaque. C’est triste de devoir repartir…

16h : Restauration d’avant départ.

on commence le repas chez un ancien de Bordeaux , Monsieur Ferdinand Nana, qui a bien voulu nous recevoir. On a pris beaucoup de retard, alors il faut faire vite. Dehors, une troupe de danse exécute des chants en rythme ben sikin, encore différents de tous ceux que nous avons déjà entendus. « Monsieur nana est en haut … bienvenue à la délégation de Bordeaux … » En sortant, ceux qui veulent esquissent quelques pas avec eux en leur déposant sur le front quelques billets de 500 FCFA. Allez, on s’en va. La route est longue. Avant de partir, on doit encore manger chez le frère de Pierre de Gaétan, personnalité de la ville de Douala et membre du club. Sur ambiance cocktail en plein air avec musique de piano bar. C’est bientôt l’heure de se dire au revoir.

22h : Se dire au-revoir…

séparation sur le parking de l’aéroport international de Douala. Kellie reste un jour de plus avec nous, et on s’en plaint pas ! En réalité, on n’a pas l’impression que quelque chose s’arrête. Au contraire tout commence à peine : des relations ont été nouées, des idées ont été partagées, des projets sont en train d’être écrits. Esprit Métis est ici, au Cameroun, et déjà son public en redemande. D’ici à là-bas, un pont est créé. Merci à l’association Bordeaux-Cameroun-France d’avoir rendu ce rêve possible. Merci à Pierre de Gaétan d’avoir créé ce club et de le présider également. Merci à Pierre Castel de le soutenir comme il le fait. Merci à l’Union des Grands Crus de Bordeaux d’avoir porté de l’intérêt à ce pays. Merci à Kellie d’être venue et d’avoir mené Esprit Métis jusque là. Merci à toute l’équipe, ceux qui ont personnellement travaillé avec moi, à ceux qui sont venus après, et qui ont repris le flambeau, à toutes les équipes, merci et bravo. Pari réussi : le lien entre les cultures, on le fait !

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